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Histoire de la Ligue

En 1866, sous le Second Empire, Jean MACÉ, crée "La Ligue de l’Enseignement".

Dans une France en mutation, la Ligue réunit des gens du peuple et des bourgeois cultivés. Républicains et positivistes, ils voient, dans l’instruction et l’éducation, l’instrument de formation à la citoyenneté. Pour garantir les fondements de la démocratie, Jean MACÉ et ses amis considèrent que "l’éducation au suffrage universel est indispensable".

Le désastre de Sedan en 1870, met fin au Second Empire. La IIIe République, qui lui succède, mettra sept ans pour que triomphe l’Union Républicaine conduite par Léon GAMBETTA. Commence alors le long combat de la Ligue de l’Enseignement afin que s’imposent démocratiquement les grandes lois organiques :

1881/1882 : L’école publique est gratuite, laïque, obligatoire (Jules FERRY).
1901 : Lois sur les associations.
1905 : Séparation des églises et de l’état (Émile COMBES).

Désormais, la Ligue de l’Enseignement devient un véritable creuset républicain. Progressivement, dans tous les départements se mettent en place des Fédérations des œuvres Laïques, regroupant les associations locales. Les F.O.L. se fédèrent elles-mêmes au sein de la Confédération Nationale.
La Ligue de l’Enseignement et de l’Éducation Permanente prend alors toute sa dimension nationale et contribue depuis à l’Éducation Populaire, fondement même de son existence, dans le domaine des activités culturelles, sociales et de loisirs.
Appuyée par les syndicats, reconnue par l’état, la Ligue est puissante à la veille du conflit mondial de 39-45, conduisant un intense combat laïque contre les différentes formes de fascismes qui déferlent sur l’Europe. Dans la France occupée, la Ligue, activement engagée dans la Résistance, devient la cible de l’ordre moral pétainiste au point qu’en avril 1942, elle est dissoute et spoliée de ses biens par le gouvernement de Vichy. Elle entre alors dans la clandestinité.

Dans la France de la Libération, la Ligue, avec beaucoup de Français, estime qu’enseignement et culture sont les facteurs principaux de la renaissance d’un pays plus vivant et généreux. Sous l’impulsion de son Président, Albert BAYET et avec l’aide de l’éducation nationale, la Ligue reconstitue ses fédérations départementales qui développent des secteurs d’activités culturelles (U.F.O.L.E.A., U.F.O.L.E.I.S.), sportives (U.S.E.P., U.F.O.L.E.P.) et sociales (U.F.O.V.A.L., C.L.T.C., O.F.F.I.C.O.). Ces activités animées par les amicales laïques, visent avant tout au rayonnement de l’école publique.

C’est grâce à un combat incessant que la LIGUE entre dans les grandes mutations de notre société au cours de la fin du XXème Siècle. Dans une France riche où la pauvreté et l’exclusion progressent, la Ligue s’interroge sur ses finalités.

Pour affronter les difficultés sociales, elle définit un programme d’action conjuguant éducation, citoyenneté, solidarité, laïcité.

Elle précise les conditions de l’action des citoyens associés pour une démocratie visant à l’épanouissement de tous, en impulsant de nombreux programmes dans tous les domaines qui contribuent au resserrement du lien social, au développement local et à l’aménagement des territoires urbains et ruraux. La LIGUE participe ainsi à relever le défi éducatif en étroite collaboration avec son partenaire historique élargi, l’ÉCOLE, DE LA MATERNELLE Á L’UNIVERSITÉ.

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